Les premières estimations du premier tour de la présidentielle sont tombées ce dimanche soir aux alentours
de 20 heures, les résultats, on était sans réelle surprise Emmanuel Macron avec 24 % des voix et Marine Le Pen avec 21,3% des voix seront présent au second tour le dimanche 7 mai 2017.
PS & LR la fin
Bien qu'attendu les résultats restent néanmoins historique, aucun parti de gouvernement à savoir le
Parti socialiste et les Républicains ne sont présent dans ce second tour, tout le contraire de l'élection de 2012 où ils étaient, tous les deux, présents. Au Parti socialiste, la fin a été
pressentie bien avant, au début du quinquennat de Francois Hollande, la bataille quasi-fratricide qui s'en est suivi entre Francois Hollande et Manuel Valls puis entre
Manuel Valls et Benoit Hamon a fini de lui faire perdre ses chances d'être présenté au second tour de la présidentielle. Du côté de le droit, la chute a-t-elle été beaucoup plus
brutal quelques semaines avant le premier tour, tout s'écroule pour Francois Fillon, l'homme que tous donnaient déjà président de la République, se retrouve plongé dans des affaires de
détournement de fond public et de blanchiment d'argent, la manifestation du Trocadéro ne sera pour lui que le soubresaut d'un homme déjà mort.
L'appel à l'unité
Le premier tour est déjà fin que les appels a l'unité contre le Front national de Marine Le Pen se multiplie
déjà, Benoit Hamon et Francois Fillon les deux grand perdant de cette présidentielle ont immédiatement appelé à voter Emmanuel Macron. Dans son discours, le candidat prend toute la
responsable de l'échec de la gauche, en appelant à voter Emmanuel Marron il "Fait une distinction claire, totale, entre un adversaire politique et une ennemie de la république" il en est de même
pour Francois Fillon "je voterais en faveur d'Emmanuel Macron".
Un des seuls à ne pas avoir explicitement appelé à voter Emmanuel Macron est Jean-Luc Mélenchon arrivé quatrième au premier tour, il s'est dit désireux de respecter le choix de ses militants qui en leur âme et conscience voteront, une prise de position vivement critiquée certain lui reprochant son ambiguïté. La CGT elle aussi appelé à voter Macron, tout comme Francois Hollande, soutien d'Emmanuel Macron.
Macron Le Pen
Pour les deux finalistes du premier tour tout se jouera le dimanche 7 mai 2017, il agira alors pour les deux de solidifier les acquis, et de convaincre lors du débat d'entre deux tours. Les sondages les donnent déjà gagnant, même si sont se demande comment il pourrait en être autrement rien n'est encore joué tant que le dernier bulletin ne sera pas dans l'urne le 7 mai.
MMAD
Les primaires de la gauche ont eu lieu il y a maintenant plusieurs mois, la victoire surprise de Benoit Hamon face à Manuels Valls a redistribué les cartes d'une élection présidentielle, qui s’annonce cette année exceptionnelle.
Un vainqueur déjà étrillé
Grand vainqueur de la primaire de la Gauche, Benoit Hamon en est aussi le grand perdant. Les ténors de son parti, le boycott entérinant les promesses de rassemblement qui avait pourtant était le fil directeur de ces primaires de la Belle Alliance Populaire. L’hémorragie vers Emmanuel Macron continue et prend de plus en plus d’ampleur avec Bertrand Delanoë, Pierre Bergé, François de Rugy, Jean-Yves Le Drian, pour ne citer que ceux-là. Le dernier en date et non, le moindre Manuel Valls, acolyte d’un jour et adversaire de toujours, viens de rallier le leader d'En Marche se dédisant par la même en refusant de s'allier au vainqueur de la primaire de la gauche quelqu'il soit. L’anémie n’est plus qu’une question de temps au sein du P.S, la mort elle aussi semble proche et inéluctable.
Rajoutée à ces défections en masse, une campagne qui peine à susciter l’adhésion des militants, Benoit Hamon est en très mauvaise posture et a du mal à s’imposer comme unique candidat de la gauche. On le sentait fragile face aux autres aux candidats de la présidentielle, cela s’est rapidement vérifié. Il y a quelque semaine, on parlait d'une alliance au profit du candidat du PS avec jean Luc Mélenchon un autre candidat à ces présidentielles, mais la situation, aujourd'hui, a beaucoup changer. Benoit Hamon est descendu en flèche dans les sondages crédité aux alentours de 8 % des intentions de vote au profit de jean Luc Mélenchon de la France insoumise qui fait désormé le course en tête avec Francois Fillon Marine Le Pen et Emmanuel Marron aux alentours de 20% des intentions de vote.
"Ça ne serait pas lui rendre service"
Avec tous ces bouleversements, il règne au Parti socialiste un capharnaüm monstre, les alliances d’hier affrontent celles d’aujourd’hui. Symbole de cette division Francois Hollande lors de son allocution d'il y a une semaine n'a pas juger nécessaire de soutenir ou même d'évoquer Benoit Hamon. Son soutien serait pour Emmanuel Macron le leader d'En Marche, mais sur ce sujet, il se montre prudent doutant de l'effet de son annonce "Je ne vais pas afficher officiellement mon soutien à Macron, ça ne serait pas lui rendre service".
Plus qu'isoler dans sa famille politique qui le juge trop de gauche, un comble dans un partie de gauche, Benoit Hamon trace sa route faisant fi de sondages qui le donnent déjà perdant, il continue d'y croire, lui le candidat du peuple.
Malgré tout au lendemain du second tour, il y aura un perdant par forcement celui qu'on croit. Dans une campagne pollué par les affaires financières de Le Pen et Fillon, il n'a pas beaucoup étaient question de fond, la forme a donc permis bien des miracles pour certain.
MMAD
Certains candidats ont réussi le pari haut la main, deux notamment Nicholas Dupont-Aignan et Philippe Poutou se sont illustrés dans ce débat.
Le premier a réussi à se crédibiliser comme présidentiable, en jouant sur le terrain du souverainisme, il espère attirer les déçus des républicains de François Fillon. Jadis crédité à moins de 2 % des intentions de vote, il est remonté dans les sondages au fil des jours, et est à séjour un des seuls "petits poucets" à pourvoir espère dépasser les 5% .
Le second lui aussi s'est fait remarquer et a beaucoup fait parler de lui après le débat, il a était le seul à mettre Marine Le Pen et François Fillon face à leurs responsabilités. De forts soupçons pèsent sur eux depuis plusieurs semaines, ils auraient fait bénéficier à leurs proches d'emploi fictif en tant qu'assistant parlementaire au sein du parlement européen pour le premier et au parlement Francois pour le second.
Francois Fillon a déjà était mis en examen suite à cela pour détournement et blanchiment de fond public notamment, la candidate FN elle aussi n'est pas en reste. elle a était convoquer devant le juge il y a quelques mois mais n'y est pas aller, ceux à quoi Philippe Poitou lui rétorquer "Nous, quand on est convoqués par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière, on y va". Unanimement salué sur internet ce moment aura était le plus fort de la soirée.
Les autres en revanche ont moins convaincu, parfois répétitifs et brouillons et absent par intermittence pour certains.
Jacques Lassalle "fils de berger" et "berger" lui-même, a eu du mal à rester constant tout au long du débat, entre le trou de mémoire et les discours quelque fois décousue, il a perdu plus d'un spectateur. Natalie Arthaud, la candidate de Lutte ouvrière a bien fait passer son message, mais en s'attaquant toujours au "grand patronat" elle a décrédibilisé son discours aux prés de certain. Jacques Cheminade lui aussi s'est attaqué à la finance, cet eurosceptique a prôné une sortie de l'Europe. François Asselineau lui aussi a peu convaincu dans l'ensemble, une phrase restera quand même, un reparti singlante a l'encontre de Macron quand celui-ci a acquiescé a sa vison sur la question de la lutte contre le terrorisme "Vous, M. Macron, vous êtes toujours d'accord avec tout le monde".
MMAD
Pour la première fois dans la Cinquième République, un débat présidentiel a réuni tous les candidats. Ils étaient hier soir sur BFM TV et CNews plus 6,3 millions de Français à les suivre, un record pour la TNT. Face a une campagne plus que atypique beaucoup de Français se retrouvent à moins de trois semaines des élections dans le brouillard le plus total quant au choix de leurs candidats, la situation est telle que certains analystes redoutent une abstention et des bulletins blancs record.
Six petits poucets à la presidentielle
Les six candidats qui n'étaient pas au présent au premier débat sur TF1, car crédité de moins de 5 % des intentions de vote, Jacques Cheminade, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan et Jean Lassalle ont jouer leurs va-tout pour se faire entendre et essayer de convaincre un maximum de téléspectateur.
"Fillon, plus on fouille et plus on sent la corruption et la triche"
Nathalie Arthaud, la candidate Lutte Ouvrière a enfourcher son cheval de bataille, fer de lance de sa campagne, la lutte contre le capitalisme. Elle "veut faire entendre le camp des travailleurs" et n'a eu cesse tout au long de la bataille de fustiger le grand patronat qui écrasent les ouvriers. Au cœur de son programme, le Simc à 1800 euros minimum qu'elle compte financer en expropriant les grands patrons qui ne veulent pas se plier ses mesures et le travail pour tous.
Dans le même registre anticapitaliste, mais avec plus de verve Philipe Poutou, ce salarier l'usine Ford de Blanquefort en Gironde a était l'auteur du moment fort de ce débat, interroger par Ruth Elkrief sur la moralisation de la vie politique, il ne s'est pas gêné, il est allé droit au but, "Fillon, plus on fouille et plus on sent la corruption et la triche" sur Marine Le Pen ensuite "on pique dans les caisses publiques, c’est pas ici, c’est en Europe" ou encore "Nous, quand on est convoqués par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière, on y va". De nombreuses réactions sur les réseaux sociaux ont salué son intervention courageuse face au "pudeur de gazelle" de ceux qui étaient présent sur le plateau, comme le reflet de ce que pense beaucoup de Français.
"Vous êtes un peu amnésique"
Le leader de l'UPR François Asselineau qui prône une sortie de l'Union européenne a l'Anglaise : Frexit. Ce souverainiste comme Dupont-Aignan et Marine Le Pen, mais pas d'extrême droite, a pointé du doigt l'endettement des partis pour la campagne présidentielle, 1,1 million d'euros pour Dupont-Aignan le candidat de Debout La France, 9 millions pour le Front National de Marine Le Pen, 13 millions pour le Parti Socialiste de Benoit Hamon. Mais la palme revient sans aucun doute au parti les Républicains de Francois Fillon qui s'est, endetté à hauteur de 67 millions d'euros pour financer sa campagne. François Asselineau qui n'a souscrit à aucun prêt est favorable à l'interdiction au parti politique d'être financé par les banques.
Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle Debout La France, s'est illustré dans ce débat par les nombreuses attaques à l'encontre d'Emmanuel Macron et de Francois Fillon dont il convoite les partisans déçus. "Vous êtes un peu amnésique" lance-t-il au candidat d'En Marche après que celui-ci se soit déresponsabilisé du bilan du quinquennat de Francois Hollande sur l'augmentation des impôts alors qu'il en a été le ministre pendant 4 ans. Un bilan catastrophique qu'il impute aux deux derniers gouvernements.
Son "Ennemi, c'est la finance"
Jean Lassalle, le député du centre à lui briller par son attitude pour le moins déconcertante, parfois déconcentré et absent du débat dont la longueur, plus de trois heures, avaient de quoi fatiguer les moins endurants. Celui qui s'est fait connaitre pour sa grève de la faim pour dénoncer la fermeture d'une usine ou sa marche de plus de 5000 km pour aller a la rencontre des Français s'est quand même exprimer sur plusieurs mesures de son programme, l'agriculture notamment, il s'est aussi insurgé contre l'inexemplarité des candidats et dirigeants politique depuis 40 ans.
Il avait déjà était candidat à la présidentielle de 2012 et avant a celui de 1995, Jacques Cheminade candidat de Solidarité et Progrès, est le plus futuriste des candidats à la présidentielle outre sa volonté de libérer la France du joug de Wall Street, la City et l'Union européenne, car à l'instar de Francois Hollande en 2012 son "ennemi, c'est la finance", il souhaite aussi que le pays se lance dans la conquête de l'espace, la lune plus précisément.
Il a parcheminé ses interventions de citations, prédisant la "rebellions des pauvres" trop longtemps soumis à la "dictature financière". Parmi ses nombreuses propositions un RSA automatique pour les jeunes de 18 a 25 ans.
Ils ont fait entendre leurs voix mais ont t'ils néanmoins convaincus ?
MMAD
J'ai rendez-vous café de l'Annexe à côté de la gare d'Austerlitz avec Muriel Monchal, un professeur de collègue militante et candidate Lutte ouvrière au législatif. Cette fervente défenseure des travailleurs a accepté de répondre à mes questions.
Pourquoi y a-t-il une candidature lutte ouvrière a ces présidentielles ?
Nathalie Arthaud, notre candidate à cette présidentielle, se présente avant tout pour faire entendre la voix et les revendications des travailleurs. Le
monde du travail doit mettre en avant ses exigences, défendre sa propre logique, et non celle du grand patronat.
Quel est le fil directeur de la campagne de lutte ouvrière ?
Le travail. Aujourd’hui, on a besoin d’un emploi, d’un salaire et d’un revenu qui permettent de vivre dignement, ce n’est pas le cas. Le chômage est un gros problème, mais elle cache réalité beaucoup plus grave, les temps partiels imposés, les petits boulots, les contrats précaires, les stages. Nathalie Artaud milite pour la répartition du travail entre tous quitte à baisser le nombre d’heures, mais sans pour autant baisser les salaires, jusqu’à il n’y ait plus de chômeurs.
Un travail pour tous, certes, mais comment comptez vous financer tous cela ?
Il sera financé en prenant sur le profit des grandes entreprises. Par ce procédé, il sera aussi question d’augmenter les salaires le SMIC aujourd'hui est
à 1.150 euros net et c’est bien insuffisant pour subvenir au besoin de tous les jours, le loyer, le transport, l’alimentation, l’habillement, les factures,
etc. Le salaire minimum devrait être à 1800 euros net, ce n’est rien comparé au profit de grand groupe comme l’Oreal par exemple
L’expropriation des riches pour redistribuer au plus pauvre, ne trouver vous pas un peu cruel ce procédé qui consiste à prendre par la
force le fruit de tout un travail ?
Non, ces personnes gagent leur argent à la sueur de nos fronts pas des leurs. Cette fortune, elle ne se battit pas sur le travail des personnes qui la
possèdent, mais sur l’exploitation du travail de leurs salariés qui eux gagnent 1000 euros par mois, en bossant toute la semaine, en trimant comme des bêtes dans des cadences
infernaux. Ce qui injuste et choquant, c’est la situation qui est la nôtre aujourd’hui. Liliane Bettencourt c’est 1 million d'Euros par
jour, à quoi ça sert d’avoir autant d’argent ? Ce qui est cruel, c’est la situation des bons nombres de Français.
Comment comptez-vous concrètement mettre en place cette rentrée d’argent par des taxes aux plus riches, des impôts
sur les fortunes, car les personnes concernées seront plus que réticent a partager ?
Il faudra un puissant mouvement social, pour faire bouger les lignes. Dans le programme de Natalie Artaud, c’est clairement explicité, la conscience que les
travailleurs devront se battre pour s’imposer, le changement ne viendra pas de nous, mais d’eux, il faudra de la conviction et de l’exigence. Les congés payés sont le fruit
d’un combat social, il faut un rapport de force, les capitalistes sans les travailleurs ne sont rien. Aujourd’hui, les Français ne sont pas près, mais ils le seront.
La Guyane, c’est l’illustration de la volonté populaire, quand elle se soulève et crie son ras-le-bol les choses changent. Quand des fusées décollent au pied des bidons villes il y
a un réel problème de répartitions des richesses.
Il n'y aura pas de sauveur suprême, vouloir confier son sort à un individu, en espérant, non, parce que le vrai pouvoir est dans les mains de ceux qui ont l’argent, les
capitalistes.
Les capitalistes dirigent, mais c’est parce que les politiques ne veulent rien leur imposer, ils sont à plat ventre devant eux, à nous par contre, ils veulent tout nous
imposer, la loi travail, la loi Macron.
Un récent sondage montre l’ampleur du vote FN chez les ouvriers que vous défendez, comment expliquez-vous ce
phénomène ?
Ils sont écoeurés, et la responsabilité du gouvernement de gauche y est pour beaucoup, de désillusions en désillusions de trahison en trahison les gens ont été rouler dans la
farine attaqué par des gouvernements de droite et de gauche, leurs niveaux de vie s’est effondré, trouver un travail, un logement aujourd'hui est très compliqué. Il y a une
colère, une colère légitime, mais il faut l’exprimer dans son camp en votant pour ses intérêts. Marine Le Pen, c’est la grande bourgeoisie, elle attaque les immigrés,
l'Union européenne jamais les grands capitalistes, dont elle défend les intérêts. La sortie de l’euro dont elle a fait son cheval de bataille et qu'elle nous met
à toutes les sauces ne résoudra pas ces problèmes-là, la loi travail ce n’est pas l'Union européenne qui nous l’a imposé que je sache.
Avec moins d'1% (0.65%) au premier tour de la présidentielle, Lutte Ouvrière n'avait pas la volonté de gagner lucide eux. La volonté première qu'ils avaient été avant tout de s'offrir une tribune de nationale, et ainsi partager leurs idées et leurs visions de la France.
MMAD
Gaëtan Dussausaye, jusqu'alors secrétaire départemental du FNJ Paris, prend la succession de Julien Rochedy à la présidence du FNJ (Le Front national de la jeunesse) en octobre 2014, il répond à mes questions.
Qu'est-ce-qui vous a donné l’envie de vous lancer en politique ?
Plusieurs choses, mais ça a été avant tout le fruit d’une longue réflection. J’ai grandi dans un milieu qui n’était pas du tout politisé, ma famille n’est pas militante, ce sont des personnes qui allaient voter à chaque élection, mais qui n’avait pas d’affinité particulière pour un parti ou une personnalité politique. La politique, je l’ai découvert un peu tout seul.
Pourquoi avoir choisi le Front national ?
Lors de l'élection présidentielle de 2012, à là quelle, j’allais pouvoir voter pour la première fois, je me suis dit qu’il fallait que soi convaincu du bulletin que j'allais mettre dans l'urne, je me suis donc rapproché du parti, un peu par surprise d’ailleurs, parce que je n'avais pas à l’époque de sympathie particulière pour le Front national. En me plongeant dans des livres d’histoire, d’économie, de sociologie, de littérature, etc, je me suis rendu compte que la question européenne était très importante, et qu'actuellement, elle ne permet pas au peuple français de décider pour elle. Et c’est, sur ce, point précis que j’ai eu un coup de foudre politique pour Marine Le Pen et son projet.
Pourquoi un parti d'extrême droite, alors que Marine Le Pen n'est pas la seule a proposer une sortie de l'Europe, Jean-Luc Mélenchon le candidat de la France Insoumise en a fait de même à l'époque ?
Le Front national n’est pas un parti d’extrême droite, l'extrême droite, ce sont des personnes qui estiment qu’il faut qu'il ait une religion d’état. Nous, on est pour la laïcité, on estime qu'il y a aucune religion qui doit diriger la société ; qui doit s’imposer à tous. L'extrême droite, c’est aussi des mouvements qui sont racialiste et ce n'est pas notre vision, pour nous, on est tous des enfants de la république, notre parti est aveugle de la couleur, de l’origine de la religion ou de l’orientation sexuelle, mais on prend la responsabilité de privilégier les nationaux aux étrangers.
Concernant Jean-Luc Mélenchon sa position à l'époque n'était pas le même qu'aujourd'hui, c'est la différence avec Marine Le Pen, elle ne modèle pas son programme, elle a des convictions.
Pour en revenir au programme de Marine Le Pen en quoi est-il primordial pour la France de sortir de l’Europe ?
Sortir de l’Europe, c’est pourvoir contrôler aussi bien les biens et les personnes qui circulent dans le territoire national. Avec Schengen, les contrôles ne sont pas faits, on le voit avec la crise migratoire ou de plus il y a une très forte menace terroriste, l’état islamique lui-même avait mis en garde les gouvernements occidentaux.
Contrôler les frontières, c'est aussi contrôler l'afflux des migrants, fermer les frontières pour les empêcher de rentrer ?
Non réguler les entrées, Marine Le Pen est pour le contrôle des frontières. Je comprends que ceux qui fuient la Syrie ait besoin qu’on s'occupe d’eux, par contre, non, je ne vois ne pas comme un progrès le camp de Calais, je ne vois pas comme un progrès le fait de faire venir des personnes dont on sait pertinemment qu'on ne peut prendre en charge, ni les soins, ni le logement, ni l’emploie.
On parle de milliers de personnes pas de millions de personnes, cela semble pourtant gérable pour un pays comme la France ?
Pour l’instant, mais les gouvernements successifs, ont mit en place des politiques d’immigration massive, aujourd’hui le surplus est ingérable, sans que cela pèse sur le pouvoir d’achat, sur le modèle social et sur notre modèle de santé français. Nous ce que nous proposons, c’est de leur venir en aide sur place en développant des camps humanitaires à proximité de leur pays comme ça une fois la situation réglé, ils pourront retourner chez eux. Pour ceux qui sont déjà sur le territoire après examen de leur dossier, ils seront soit déboutés du droit d'asile, et renvoyés chez eux et soit reconnu en tant que demandeur d'asile et ils resteront.
À un moment donné, on est dans un état de droit, on respecte la loi ou on ne la respecte pas, si on commence à faire des exceptions, c’est le chaos. Il y a 600 millions de populations en guerre dans le monde, le choix qui est le nôtre, c'est de privilégier nos nationaux, c’est une question de pragmatisme. 6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, 1 jeune sur 4 au chômage, 7 jeunes sur dix qui n’arrivent pas se loger correctement, il faut déjà régler la misère qui existe chez nous avant de vouloir, aller régler la misère dans le monde. On ne peut pas demander des sacrifices au Français qui ont déjà la corde au cou.
Sur la question sécuritaire que compte faire le futur gouvernement de Marine Le Pen est à l’élysée ?
Il sera d’abord important de rétablir la sécurité sur la petite et grande délinquance, pour cela il faut réarmer nos forces de l’ordre, on propose de créer 15 000 postes de policier et de gendarme supplémentaire pour revenir sur les 12 500 postes supprimé par Sarkozy et Fillon. Il faut redonner des moyens humains, financiers et légaux, la présomption de légitime défense par exemple, il sera question de la consolider. Redonner aux forces de l’ordre la possibilité de faire leur métier.
L’Europe et la France sont frappées depuis quelque temps par des attentats sans précédent, on l'a vu dernièrement en Russie et sur les champs élysée, la lutte contre le terrorisme passe par quoi au Front national ?
Pour les terroristes intra-muros, il est urgent de rétablir l’autorité de la République, fermer toutes les mosquées salafistes, expulser tous les imams radicaux qui tiennent des propos contre la France, expulser tous les fichiers S étrangers, déchoir de la nationalité les bi-nationaux, et les autres, il faudra les enfermer.
Après la question n’est pas que superficielle, elle est beaucoup plus profonde, pourquoi un jeune qui est français depuis quinze générations épouse une idéologie aussi barbare que le fondamentaliste islamiste, qu'est-ce-qui lui fait se dire que l’inégalité entre les hommes et les femmes, c’est fantastique, que les lois de la charia sont préférable à ceux de la république. Là, il faut agir, mettre fin à la repentance, faire en sorte que se revendiquer français et appartenir à la nation nous rendent tous fiers. La France n’est pas que vaincu, que colonialiste, qu'esclavagiste, elle a aussi était grande, plutôt que célébrer Waterloo célébrons Austerlitz, il faut être fier d’être français.
Monter à ces personnes qu'ils appartiennent à un projet collectif, un projet français, c'est par cela que ça passera, il faut alors mener une lutte contre le communautarisme. Nous sommes avant tous des citoyens français peut importe d’où on vient, peut importe nos origines, nos religions, nos sexualités, on s’en fiche de tout de ça, on est tous égaux vis a vis de la loi.
Sans transition, vous n'êtes pas sans savoir que Francois Fillon est Marine Le Pen sont empêtré dans des histoires de détournement de fond et d’emploi fictifs, quel est votre regard sur ces affaires ?
L’affaire de Francois Fillon et Marine Le Pen n’ont strictement rien avoir
Dans l’affaire de Francois Fillon, il y a des soupçons d’emploi fictifs et d’enrichissement personnel alors que dans l’affaire de Marine Le Pen, on est juste en train de pinailler sur le statut administratif de deux assistants parlementaires.
Si l'on prend l’exemple de Catherine Griset, comment vous faites pour déterminer le moment où elle travaille pour Marine Le Pen Président du Front national ou Marine Le Pen député européen. En gros (il mime la scène) quand son téléphone sonne, elle regarde ses horaires « ha là, je suis dans ma branche Marine Le Pen député du Parlement européen » elle décroche « allô vous souhaiter contacter qui, Marine Le Pen président du Front national, ha bah rappeler dans une heure, je ne suis pas encore dans mes horaires », c’est ridicule !
Et par-delà ça, il faut voir comment cette affaire a fait surface, la main mise politique et militante à mois de 4 mois des élections présidentielle et limpide. Dans ce dossier-là, la justice n’est pas exemplaire, quand des magistrats prennent des positions politiques ça pose problème.
Vous pensez que la question médiatique est un problème, et a été un problème dans cette campagne présidentielle ?
Clairement, le traitement de médias vis-à-vis des différents candidats, est flagrant de parti-pris, sur une chaîne publique à heures de grandes écoutes par exemple, c’est choquant.
Il y a une porosité, un copinage entre Macron et le système médiatique, mais ce n’est pas étonnant.
Les médias se comportent très mal dans cette élection, mais ça n’empêchera pas une victoire de Marine Le Pen. Les médias ont perdu de l’influence sur la population de leur simple fait.
Pour ou contre la mondialisation, pour ou contre la France, c’est vite résumé, mais l’essentiel.
MMAD
Bruno Leroux
Le ministre de l'Intérieur Bruno Leroux a démissionné mardi soir après les soupçons d'emplois fictifs qui pèse sur ses filles, qu'il a engagé alors mineures en tant qu'assistantes parlementaires.
Le gouvernement de Bernard Casneuve ne pouvait pas s'offrir le luxe d'un scandale en son sein à moins de deux mois de la fin du mandat de François Hollande en tant que président de la République. L'émission de Yann Barthes, Quotidien sur TMC, avait révélé lundi que les filles de l'ancien ministre de l'Intérieur avaient été engagées en tant qu'assistantes parlementaires en CDD de 2013 à 2016 pendant les vacances scolaires.
Outre le fait que Bruno Leroux engage ses filles alors qu'il s'était insurgé contre l'emploi de proche comme assistant parlementaire lors du Penelopegâte, il est soupçonné d'emplois fictifs comme les candidats à la présidentielle Francois Fillon et Marine LePen. Ses filles auraient touché entre 1500 et 3000 euros par mois, alors qu'a certaine époque supposé travailler, elles étaient en stage ou en cours.
On peut néanmoins souligner la rapidité avec laquelle Bruno Leroux a démissionné, le jour même, n'attendant pas le rapport du parquet national financier (PNF) qui avait ouvert une enquête préliminaire, pour prendre ses responsabilités et ainsi ne pas entraîner dans sa chute les éléments de son parti. Scrupule dont, ni Marine le Pen, ni Francois Fillon ne se sont entourés.
C'est le socialiste Matthias Fekl qui remplace Bruno Leroux au poste de Premier ministre. Ce proche de Benoit Hamon occupait le siège de secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, il aura pour principale action en ce fin de quinquennat, de mener à bien les futures élections présidentielles.
Matthias Fekl, Ministre de l'Interieur
MMAD
Le premier grand débat de la présidentielle a eu lieu lundi soir sur TF1, Benoit Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Francois Fillon, Jean-Luc Mélenchon, les cinq principaux candidats de la présidentielle Française ont débattu sur les questions économiques, sociales, migratoires, laïques et mondiaux.
Cinq candidat présent sur les onze cela pose un problème démocratique selon Francois Fillon qui rappelle qu'il était crédité à moins de 10% au début de primaire de la Droite qu'il a pourtant gagné haut la main. TF1 avait en effet choisie d'écarté "les petits candidats" crédités à moins de 5% des intentions de vote pour se concentrer sur les possible vainqueur.
La lanterne rouge de ce débat a sans conteste était Francois Fillon, fragilisé avec par sa récente mise en examen, il a peiné à convaincre. Visiblement conscient de l'effort qu'il avait à fournir pour remonter le haut des sondages qu'il avait quitté lors de l'éclatement du pénélopegâte, il a semblé plus que mal à l'aise engoncé dans son costume, donnant peu de voix pour défendre ses positions.
Exit la mise en examen
Le grand vainqueur de ce débat indiscutablement est Jean-Luc Mélenchon. C'est avec verve et humeur que le candidat de la France insoumise a mené les débats, n'hésitant pas à titiller François Fillon et Marine Le Pen sur leurs démêles avec la justice.
L'occasion de déplorer le silence coupable des présentateurs qui en passant sous silence la mise en examen de François Fillon et la possible mise en examen de Marine Le Pen fausse de prime-abord le débat.
Benoit Hamon et Emmanuel Macron on convaincu dans leur camp tout comme Marine Le Pen la présidente du FN qui est resté fidèle à ses idées.
MMAD
La classe politique française est en pleine dérive, les vagues successives de scandale on jeté l’opprobre sur elle et ses méthodes.
Il est bien loin le temps de Mai 68 ou les citoyens se sentaient concerner par la politique. Aujourd’hui les Français sont blasés, ils ne croient plus en rien. Marie-Paule est une jeune quinquagénaire la politique ne lui dit plus rien depuis longtemps « Personnellement je suis tellement embrouillée dans la politique que je ne la suit plus, je suis fatiguée. ». Cette défiance à l’égare de politiques de tout bord Marie Paule n’est pas la seule à l’exprimer.
Elle votera Fillon, "à défaut de mieux"
Les Français sont de plus en plus nombreux a ne plus se sentir concerner par l’élection du future président de la république. « Il sont tous a mettre dans le même sac, peut importe les candidats le résultat sera le même », c’est en ces termes que Patricia 45 ans directrice d’un pressing à paris résume la situation. Pour elle, les même hommes dirigent la France depuis plusieurs années, les candidats de l’extrême droite à l’extrême gauche sont interchangeables, alors a quoi bon voter.
Malgré l’affaire du Penelopegate , emploies fictifs et détournement de fond publique, qui a fragilise la candidature de François Fillon, le candidat des républicains reste en en croire beaucoup dont Jean-Pierre Christian, 61 ans , la seule solution « les politiques sont très décevants, malgré tout François Fillon reste le moins sale de tous, pas le plus propre mais le moins sale ».
Pour Patricia aussi le constat est le même, pour elle au delà des scandales de tout un chacun, elle se concentre le programme et selon elle celui de François Fillon est le plus fort, alors elle votera Fillon, malgré tout, malgré elle à défaut de mieux.
MMAD
