Francis Heaulme: "J’ai commis des meurtres, oui. Mais Montigny, c’est pas moi!"

  

  C'est d'un double meurtre vieux de 31 ans dont il est question ce matin à la cours d'assise de Metz, le meurtre de Cyril Beining et d'Alexandre Beckrich deux enfants âgés de 8 ans tué à coups de pierres un dimanche 28 septembre 1986 à Montigny-lès-Metz en Moselle. Dans le box des accusés Francis Heaulme, 58 ans reconnus coupable d'au moins 9 meurtres, c'est son troisième procès dans cette affaire à rebondissement.

 

 

Patrick Dils 

 

Dans cette affaire, un homme avait déjà état commander, deux fois, par un jury d'assise avant de bénéficier d'un acquittement. Patrick Dils avait 16 ans quand il a avoué sous la pression des gendarmes être l'auteur du double meurtre, avant de se rétracter, trop tard. Le souci du détail qu'il avait apporté dans la description de la scène de crime, mais surtout le poids de ses aveux, lourd, le désigne aux yeux de tous comme le meurtrier des petits Cyril et Alexandre. Il aura fallu alors 15 ans, le combat d'une famille, deux procès, et l'apparition de Francis Heaulme, pour faire bouger les choses. En 2002, le troisième procès de Patrick Dils le fait acquitter, lui qui n'avait eu cesse de clamer son innocence.

Après l'acquittement de Patrick Dils , l'enquête est relancée et Francis Heaulme, simple témoin dans le dernier procès fait figure de principal suspect, il est déjà en prison pour meurtre à cette époque. 

 

 

"Il peve pas dire que sais moi parce que personne ma vu faire ça"

 

Après le non-lieu de son premier procès en 2007, Gabrielle Beining, la mère de Cyril décide de faire appel. En 2014, un nouveau procès est ouvert, plusieurs codétenus témoignent des confidences que le tueur en série leur aurait fait, l'un d'eux transmet un mot manuscrit de la main de Francis Heaulme "j’ai plus d’affaire, je suis tranquille pour Montigny-lès-Metz, il peve pas dire que sais moi parce que personne ma vu faire ça". Mais le procès est suspendu. De nouveaux témoignages attestent de la présence d'Henri Leclerc un tueur en série, plusieurs fois cité par Francis Heaume lui-même, comme deuxième homme notamment, près des lieux du crime à l'époque des faits. En 2016, il bénéficie d'un nom lieu, après avoir fait appel de son renvoi devant les assises. 

 

Plus de trente ans après le double mettre de Montigny-lès-Metz, Francis Heaume fait face à son troisième procès dans cette affaire, seul cette fois ci, malgré son passé de psychopathe, il le jure Montigny ce n'est pas lui.  Comment le croire alors qui tout l'accuse, les faits, ses faits.

C'est aux jurés de la cour d'assise de Metz de se faire sont intimes convictions dans cette affaire, la décision sera rendue le 18 mai 2017.

 

 

MMAD 

Hommage national à Xavier Jugelé

 

 Une minute de silence a été observée ce matin dans tous les commissariats et gendarmerie de France en 'honneur de Xavier Jugele le policier abattu de deux balles dans la tête par un terroriste présumé jeudi dernier.

 

 

 Par ailleurs, une cérémonie à son hommage s'est déroulée ce matin à 11h dans la cour de la préfecture de police. Emmanuel Marron et Marine Le Pen les deux candidats finalistes du deuxième tour de la présidentielle ont répondu présent à l'invitation du président de la République Francois Hollande également présent Nicholas Sarkozy, Manuel Valls ou encore François Molins, le procureur de Paris. 

 À titre posthume Xavier Jugele a été élevé au rang de capitaine et fait chevalier de la Légion d’honneur, la cérémonie a été marquée par le discours du compagnon du policier, Étienne Cardites empreint de dignité et de pudeur, il "souffre sans haine". 

 

  Francois Hollande a ensuite salué la mémoire du policier "Xavier Jugele défendait des valeurs, les lois républicaines. Elles ont guidé toute sa vie" et a redit l'importance du travail de la police "Le capitaine Jugele était un héros du quotidien comme ses collègues qui étaient avec lui et ont face à un terroriste". Il a aussi interpellé lors de son discours Marine Le Pen et Emmanuel Macron "Soutenez les policiers et les gendarmes. Ils ont droit à notre estime, notre solidarité, notre admiration face au danger. Il faut leur fournir les moyens d’agir encore plus efficacement (...)C’est un combat de longue haleine que la France conduit à l’intérieur et à l’extérieur. Ce combat sera long et difficile, mais, j’en suis sûr, victorieux. Il exige de l’unité et de la responsabilité"

 

 

MMAD

Un attentat sur les Champs Elysées

 

  Un nouvel attentat sur le sol français, c'est avec cette information que plusieurs Français se sont réveillée ce matin. Hier soir 21 heures sur les Champs Élysée un assaillant a abattu un policier en service de deux balles dans la tête avant de se faire abattre a son tour.


La piste terroriste ?


 C'est Karim Cheurfi un Français de 39 ans habitant de Chelles une banlieue a 18 kilomètres de Paris qui est l'auteur de cet acte, il a déjà fait l'objet de plusieurs enquêtes, antiterroriste notamment. Ce repris de justice multirécidiviste n'en était pas à son coup d'essai, il a passé près de 15 ans de sa vie derrière les barreaux pour plusieurs faits de violences et de tentatives de meurtre sur des policiers. Selon des sources proches de l'enquête, il avait été arrêté le 23 février dernier, mais avait été relâché faute de preuve solide. La perquisition au domicile de sa mère où il résidait a mis en évidence de possible signes de radicalisation, un mot pro-Daesh trouvé a coté de son corps rend crédible la piste terroriste.

Le groupe de propagande de l'État Islamique Amaq a immédiatement revendiqué l'attaque l'imputant à tort au terroriste Abu Yussef le Belge, alors que l'identité de l'assaillant ne fait plus aucun doute sa pièce d'identité ayant été retrouvée sur lui. Une question qui s'est déjà pose lors de d'autres attentats, celle de Nice, notamment, se pose encore aujourd'hui, celle de l'opportunisme. Cette attaque est-elle vraiment terroriste ou au contraire s'inscrit-elle dans la continuée d'acte haineux contre la police comme on l'a vue il y a quelque mois à Viry-Châtillon. Un des proche de l'assaillant interroger par La Voix du Nord écarte lui toute hypothèse terroriste « il avait une haine contre la police, contre la France. Il était marqué par la prison. Mais Daech, c’est n’importe quoi. ». L'enquête est en cours.
 
Mort dans l'exercice de ses fonctions

 Xavier Jugele avait 37 ans, ce policier que plusieurs collègues décrivent comme exemplaire, a laisse derrière lui hier un compagnon et une famille éploré. Les hommages se sont multipliés ce matin, des personnalités publiques qui ont souligné avec force le travail difficile des forces de l'ordre quotidiennement confronté à la violence, mais aussi de bon nombre de Français qui se sont recueilli pour certains sur les Champs Élysée pour témoigner de leur tristesse, mais aussi de leur reconnaissance aux forces de l'ordre. Plusieurs responsables syndicaux ont aussi rendu hommage à Xavier Jugele dont le Flag l'association des policiers et gendarmes LGBT dont il faisait partie. Deux autres policiers et une touriste, on était légèrement blesses dans l'attaque.
À partir de ce soir, tous les drapeaux des commissariats et gendarmeries seront en bernes, la semaine prochaine une cérémonie nationale est prévue en hommage à Xavier Jugale, mort dans l'exercice de ses fonctions.
 
La présidentielle


 À 2 jours du premier tour de la présidentielle française, la question se pose ; quelles conséquences auront cet attaque sur les issues du vote de dimanche. Selon plusieurs analystes politiques pratiquement aucun, mais a 2 jour du premier tour rien n'est joué tout reste à faire même en si peu de temps.

 

 

MMAD

Je vote FN, et alors !

 

J'ai rencontre Victor, a la manifestation de François Fillon au Trocadéro en mars, ce jour-là, il était comme de centaine de Français pour dire non a Francois Fillon, "quelqu'un qui a était mis en examen, il n'a pas le droit de se présenter", il s'entait illustre en défendant Marine Le Pen la candidate du Front national, elle aussi engluer dans des histoires d'emploi fictif, j'ai donc voulu savoir ce qui pousser cet homme, d'origine africaine a revendiquer haut et fort son adhésion au parti d'extrême doit de Marine Le Pen.

 

C'est sur cette même place du Trocadéro que nous nous somme retrouver quelque semaine plus tard, visiblement contient, que la vigueur avec là quelle, il défendait Marine Le Pen avait de quoi intrigué, par sa propre origine ethnique, il s'est empressé de m'expliquer.

 

Né au Congo de parents binationaux, il est arrive en France à l'âge de 18 ans pour ces études secondaires. Il a décidé d'épouser une carrière militante pour faire face au racisme, dont il a été victime pendant ses études, au Parti socialiste d'abord, mais il s'est vite rendu compte que le changement ne passerait pas par cette voie, là. Le Front national, l'avait toujours rebuté, il n'est pas suicidaire me confie-t-il. Mais depuis quelques années, il milite et vote FN. 

Exit les propos xénophobes racistes et antisémites de Jean-Marie Le Pen, pour Victor, c'est de l'histoire ancienne, c'est Marine qui est à la tête du parti maintenant. Il a réponse à tous et voie en Marine Le Pen la future de la France, son futur. Il parle d'un air convaincu, il pense faire pour le mieux je le vois dans sa volonté à me convaincre, de l'intérêt à se tourner vers la présidente du FN " Le FN n'est pas un parti raciste".

 

" Toi aussi, tu es immigré,non, mais essayes de me dire qu'il n'y a pas trop d'immigrés en France, ils sont entrain de nous voler notre boulot, il y a deux ans, j'ai failli perdre le mien à cause d'un blédard, je suis dans ce pays depuis mes 18 ans, tu te rends compte"

Circonspect, plus que réellement choqué, je ne savais pas que l'assimilation allée jusqu'à là, s'oublier, à force de vouloir s'intégrer, et combattre les autres en oubliant que les autres, ces soi, c'est affligeant.

 

Avec la rencontre de Victor, j'ai ouvert les yeux sur la réalité des descendants d'immigré qui vote FN, leur position loin d'être enviable, est triste ; plus forte est la croyance plus douloureuse sera la chute, et quand elle est causée par ceux avec qui on penser être frère, elle est d'autant plus cruelle.

 

 

 MMAD

Une jeunesse désabusée

 

  C'est tout près de la place de la république où elle habite que j'ai rencontre, Alice. 

 

Alice a 22 ans, elle était étudiante seconde professionnelle en alternance dans l'hôtellerie, avant de se faire licencier par son patron pour incompétence, voilà maintenait trois mois qu'elle n'as plus, ni formation, ni travail, son école lui avait donné quelques semaines pour trouver une autre entreprise faute de quoi son année a été perdu. 

 

 Elle est toujours jeune, mais vie avec l'impression que le système l'a abandonné, même sortir est devenu une épreuve tant elle se sent désœuvré. Alors elle reste chez elle dans son 20 m2, encombré de vêtements qu'elle na plus l'énergie de ranger, en attendant que sa passe, en attendant des jours meilleurs qui elle pense n'arriveront jamais. 

 

 Le second tour de la présidentielle est dans mois d'une semaine, mais elle ne se sent pas concerner, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, elle fait à peine la différence, "de toute façon ça ne sert a rien" elle ne votera pas, "pour ce que ça fait". Le Front national, elle n'en a pas peur, elle estime que rien de pire peut lui arriver, au mieux elle se dit que sa situation changera peut-être, mais elle ne le pense pas réellement. Aucun argument ne prend sur elle, ni l'extrémisme de Marine Le Pen ; ni la peur du repli identitaire.

 

Alice me confie qu'elle n'est pas la seule dans cette situation, beaucoup de ses amis sont dans le même état d'esprit. Il se désintéresse totalement de la question politique français, par manque d'éducation pour certain par manque de vision politique pour d'autre. 

C'est les état-uni qui la fait rêver, elle, virulente en regardant ses affaires joncher le sol de sa chambre, elle m'explique que rester dans un pays qui ne veut pas d'elle très peu pour elle. 

Elle se sent abandonnée et elle abandonne a son tour, elle ne veut pas se battre pour rien. 

 

Le nombre de jeunes dans la situation d'Alice est plus important qu'on ne le pense, le taux d'abstention chez eux bat des records, la conscience qu'ils ont leur avenir entre les mains ne semble ancrer dans aucun d'eux. 

 

Alice, le prénom a été changé

MMAD

 

501 sans-abris mort dans la rue en 2016

 

Le collectif « Les morts de la rue » a décidé de rendre hommage aux 501 personnes sans-abris décédés en France en 2016, parmi ces personnes 46 étaient des femmes et 11 des enfants.

 

Un cimetière éphémère à était mis en place, place du palais-royal dans le premier arrondissement de Paris, pour rendre hommage a ces hommes femmes et enfants qui survivent tant bien que mal dans des situations inhumaine. Une feuille de papier et un pot de fleurs poser sur un tapis vert pour symboliser une tombe, des noms prenons et âges pour montrer que l'ont meurt jeune dans la rue à 49 ans en moyenne bien loin de la moyenne national qui est de plus de 80 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes. 

 

 

MMAD